11.21.2010

Une autre vieillerie (déc. 2008) : lire la peinture de Lemieux avec sa tête


Derrière, Orion. À moins que ce ne soit son nom à elle, à moins que ce ne soit son prénom. Un rideau opaque tranche le champ de vision en deux mondes : celui d'en-bas où la neige lisse le sol, celui d'en-haut où le ciel est durci par la nuit. Deux blocs superposés : le noir se hisse sur le blanc. Entre eux, on le suppose, le fleuve. Ou la mer car la rive prochaine se laisse oublier. La géographie cède à l'évidence. Une immense forêt à gauche, une plus petite à droite dans laquelle ce qui s'agite l'été, dort et se crispe de froid l'hiver. Petit et recroquevillé. La dame d'Orion se tient droite avec, sur la tête, ce chapeau trop haut qui me fascine. Qui regarde-t-elle ? Pose-t-elle ? Et pour qui ? Un homme d'un autre temps, probablement. Ils ont dû s'arrêter au cours de leur promenade en bordure de chemin pour mirer la vie contrastée. L'air pique le nez, les lèvres et la peau. Le paysage est un espace sans bruit.

3 Dolly(s):

manouche a dit…

Orion a piqué le phoque fumé de l'Inuit qui l'avait hébergée et l'a planqué sous son bonnet mais elle s'est perdue entre le noir et le blanc....

Geneviève Dufour a dit…

Hahah! Bonne hypothèse!

seb haton a dit…

Signé Manset.
Gérard menluça.